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Villages: Maroo Mangarongo Siwo Mapua Ngurua Lausake Wiana Footnotes
Of an average diameter of 3 kilometres, Emau Island has plenty of attractions: a classical volcano crater, having coconut trees planted on it and which fills with water in times of high rainfall. A coastal lagoon, is said to have filled up in former times from a gentle intermmitent stream, Napakua, coming from the volcano, Limwalo. The sand dune covered in shingles which separates the lagoon and the ocean was opened by the people from Mataso, who were at war with the people from Mau, and so as to make it brackish, render the water of their enemies undrinkable and eventually after 40 years become positively cut by a storm. 1. The narrow passage causes a strong current, which changes direction and accelerates during the active period of each tidal change.
These are the administrative files of the population of the island and how it grew in the following manner:
Number of inhabitants: 1884 - 500, 1894 - 409, 1908 - 242, 1946 - 442, 1956 - 527.
....C'est dire que les structures sociales ont été presque exsangues à un moment et que la tendance actuelle à la cohérence et à la défense de leur autonomie vis-à-vis de l'extérieur en est d'autant plus remarquable; à la difference de ce qui se passe sur l'île voisine de Pwele, qui semble avoir survecu en tirant sa substance d'echancge d'individus entre Nguna, Pwele et Paunangisu, Mau donne beaucoup plus l'impression d'un isolat au terme genetique de ce sens, maintenant l'envoi de femmes a l'exterieur, et l'acceptation d'espouses etrangeres au strict minimum compatible avec le survie du groupe.
Il semble qu'il ait là, non une recherche de cohérence biologique, mais une volanté de réduire au minimum l'impact du pwau-maso, de la dot en terres donné à une femme, et dont le contrôle de fait passe au groupe du mari. Ce quui est apparemment contradictoire avec la tradition mtrilinéaire de la transmission des titres et des parcelles allant avec ce dernier, mais èvite que la dispersion de la tenure foncié provoquée par cette institution ne soit au bénéfice d'hommes résidant á l'extérieur de l'île. Dans les dimensions de l'île, le cumul des terres héritées du père et de celles transmises avec le titre est un facteur essentiel d'unité et de ciherénce de l'ensemble de la société, le groupe local, le farea n'étant ainsi nullement l'unité exclusive du contrôle foncier. Notons que les informateurs assurent que la population de Mau n'a jamais été trés supérieure á celle d'aujourd'hui, ce qui implique qu'une part importante du vocabulaire des titres restait inutislisée, et que les parcellles de terres correspondentes étaient laissées sous le contrôle direct du chef du farea, assurant á ce dernier la position avantageuse d'object de sollicitations de la part de qui voulait faire usage de ces terres pour les cultures vivriéres.
On notera combien les titres correspondant á des fonctions á la cour des chefs se trouvent réguliérement dépourvus de titulaires - á l'exception des atavi. Je crois le phénomène dû á la volonté des cadres mélanésiens de la mission presbytérienne d'éviter que les structures laissées intactes ne soient d'un contrepoids trop grand á leur autorité nouvelle. Ce phénomène a pu être remarqué d'ailleurs dans la région de façon générale.
En ce qui concerne le lien entre mariage et symboles matrilinéaires (nakainanga), on se reportera à notre article: Marriage regulations and kinship in the South Central New Hebrides.
Le rocher Towaliu était celui où MARIKIPAU allait prier, au moment de l'offrande des prémices, ou avant un naleoana, pour être assuré d'une provision suffisante de victuailles.
En cas de guerre, NAUPATI envoyait MASIIPE au rocher de Mawi, que ce dernier embrassait en disant: "Je vais aujourd'hui au combat, aide-moi en me donnant la force nécessaire!"; une offrande soulignait cette priére. Ce rocher, sis au bord de mer, était le lieu cultuel du requin Kalorana, dont la résidence était autrefois dans le lagon Maroo, avant que ce dernier ne soit rempli d'eau. A la fois poisson et rocher, il souffrait de la chaleur. L'eau douce de l'île résidait alors dans le cratère Limwalo, mais un rocher qui se trouvait lá se plaignait d'avoir toujours froid. L'eau s'en alla à Ngurua demander à un autre rocher si elle puvait s'établir autour de lui; ce dernier, sis au vent de l'alizé, avait de la fraîcheur en suffisance et lui dit d'aller ailleurs. A Lausake, un autre rocher refusa sa présence sous prétext qu'il tirait assez de fraîcheur d'un trou d'eau. A Wiana, un rocher du bord de mer la repousse parce qu'il a déjà les pieds dans l'eau. Seul Kalorana accepte avec reconnaissance de se voir soulagé de la chaleur intense ressentie jour après jour. Aujourd'hui couvert d'eau, il n'apparaît que la nuit sous forme de requin, dont on ne doit jamais prononcer le nom si l'on est en pirogue, sous peine de chavirer et d'être dévoré.
Sur la place du village, un rocher pointe hors du sol. Il est nommé Alakpwapwou et recevait l'offrande des prémices de la récolte d'ignames. Il aurait eu la particularité de cracher du sang sur tout étranger passant près de lui armé pour la guerre, augre de sa mort au combat. Le rocher émet la nuit une lueur rouge si une attaque est imminente, lueur qui va et vient comme un homme, le long du chemin. TUELE de Mapua (farea Sokorarua) est le prêtre du rocher.
Le rocher aux multiples visages humains décrit par Bernard HERBERT 9 est sis à l'ancien farea de Siwo. Il est appelé Atumwadila. Je n'ai pu recueillir de tradition précise à son sujet.
La pierre malotaliye, trés noire et trés polie, était mise dans la ceinture pour s'assurer la force physique au combat. Elle appartenait à la fois à NAPAKURA et FARATIYA et aurait été donnée au missionaire de Nguna.
Le rocher Mwaile, aux pieds dans l'eau, a la faculté d'assurer la force guerriére. Ses deux prêtres sont MARALINGA et LAKELEO TOROA, depuis qu'ils l'ont trouvè, sur leur route, faisant monter la mer pour les empêcher d'aller au récif. Ils doment sur la place et le lendemain, s'en retournant par la brousse, entendent le rocher leur annoncer qui il est. Il reçoit l'offrande des prémices, mais n'est pas mis en relation avec un requin mythique.
La pierre Natupua, au lieu dit Malasilopa, reçoit l'offrande des prémices, apportée par MARONGO, sous la forme d'une igname nouvelle placée dans un arbre à proximité.
Leur lieu sacré est sis sur la pente herbeuse, au lieu dit Telemiu, où le rocher Pwaunarosa reçoit l'offrande des prémices apportée par NAPILELU.
MARAKI NAWORA se dit venu de Wanarfon, dans l'arrière pays de Forari. If aurait pris piur venir á Mau, depuis Takara, la progue Keysiru où il était son propre barreur.
Une pierre, dite Lakelo mauri, me fut présentée cérémonieusement, pierre aurondie, empaquetée dans des feuilles à laplap, posée sur une natte et acompagnée d'une noix coco. Lorsqu'on se sent menacé par un chef de son village, ou qu'on soit sur Vate ou Nguna, m'eaxpliqua-t-on, on vient sur Mau mettre le pied droit sur la pierre et prier le dieu Lakeleo mauri de vous assurer la vie sauve. Le prêtre, MARIANTANO, fait asseoir le suppliant sur la pierre, ouvre une jeune noix do coco dont il mélange l'eau à des sucs d'herbes et verse le mélange sur la tête de l'homme en lui disant: "Tu es vivant maintenant!" Cette pierre, à qui l'on porte aussi l'offrande des prémices, est déposée normalement au lieu dit Keletioroo.
La réputation ancienne au combat de TALIE MIALA se marque dans la tradition suivante:
"KILIAWORE était le mau d'ASUASU, derrière Paunangisu. Combattu de partout, il avait toujours triomphé de ses ennemis. Entré en guerre contre les gens Takara, sur la côte en face de Mau, MARIA MEARA, Chef de Takara, envoie un message à MANABANGA, à Wiana, afin qu'il lui envoie son takoari. Ce dernier juge que ses takoari ne sont pas à la hauteur et transmet le message à Lausake. TALIE MIALA décide de tenter sa chance. Il part avec ses armes en prirogue su la Grande île et s'en rencontre de KILIAWORE dont il est vainqueur et qu'il tue. TALIE MIALA revient à la côte et va voir MARIA MEARA: "J'ai tué le takoari. Il est mort, là-bas. Tu peux aller voir." -"Est-ce bien lui ou un autre?" - "Va voir". L'autre y va et vérifie la qualité du vaincu. En récompense, MARIA MEARA donne à TALIE MIALA la terre et la passe de Takara."
Cette tradition n'est pas sans objet, comme le démontre sa conclusion. Les gens de Mau avaient à l'époque de mauvaises relations avec le colon Dick KERR, qui bloquait, disaient-ils, au moyen de souches d'arbres, l'ancienne route américaine menant au point d'embarquement de pirogues, sous prétexte qu'elle passait sur sa propriété et qu'il ne vulait pas que les taxis passent pa là. Les Mau avaient voulu acheter ce terrain 2.000 livres au précédent propriétaire15. Le conflit se place d'ailleurs dans le contexte d'un effort persévérant des gens de Mau pour se constituer un domaine foncier sur Vate. MARAKI FAKALO acquit autrefois du chef d'Ebule MARIPWATOKO un terrain s'étendant du bord de mer au sommet des collines et de la rivière Sara au terrain de l'école presbytérienne de filles d'Onesua. TUABLE, de Savake, établi à Paunangisu, sans descedance, a vendu au défunt Geroges MATAARI, pour 20 £ A, une parcelle sise entre Malasa et Takara; pour 69 £ A.-10-0, aux gens de Ngurua et Lausake, sous la direction de Jacob FAKPOPO, une parcelle au lieu dit Tankanas; et pour 25 £ A, au village de Mangorongo, une parcelle au lieu dit Tanorua, sise au sud de la propriété Dick KERR. Cette recolonisation progrerssive de Vate s'établit en parallèle à celle des gens de Tongariki, constituée plus au sud-est.
On dit qu'au départ WIANA et LAUSAKE participaient au même farea. Partis à la chasse, les enfants attrapent un oiseau et se disputent ses entrailles. Les parents de chaque côté intervenant, les futurs LAUSAKE se voient chassées dehors, un peu plus loin.
The name MANABANGA comes from Wonta in central Efate, behind Pao, and was transmitted down the maternal line (nakainanga). Otherwise called Mtwalatapu, the prominent rock Tokopwoule, today covered by land, benefited from offerings of the first fruits, or those whose purpose was to bring on rain; the priest was? MATOWA.
* Museum National D'Histoire Naturelle, Memoires de L'Institute d'Ethnologie, Systéme des Titres, Électifs ou hereditaires dans les Nouvelles-Herbridaires centrales d'Efate aux îles Shepherd; Paris, Institute d'Ethnologie, Musée de L'Homme, Palais de Chaillot, Place du Trocadero, 16e (1973), pages 356 à 365; Jean-Jacques Espirat, Jean Guiart, Marie-Salomé Lagrange, Monique Renaud. ↑
1 Information gathered by Barnard Herbert. ↑
2 Le titre complet, dont la connaissance est réservée aux siens, serait: NASUPWE TOKO NA FANUA. On ne sait plus qui intronisait NASUPWE qui n'aurait pas eu d'origine extérieure. ↑
5 Plus à l'est, sur Mau même. Après sa morte, un MARIASUA ne fut pas remplacé. Un homme de Siwo devint Chef à sa place, sous le nom de SONGOLORE , qui fut remplacé par son fils, sous le titre de MARAKI PULE. Ce n'est qu'à l'intronisation du fils de ce dernier qu'on d'écida de relever le nom de MARIASU et de le lui attriuer: c'est le titulaire actuel, fort âgé. ↑
6 Réside à Lausake, mais a envoyé un de ses fils à Mangarongo. ↑
8 Ne se réclamant d'aucune tradition quant à son origine, mais ne veulent pas contredire celle reçue à Sasake de Mae. ↑
9 Les mégalithes sculptés de l'île Emau, Nouvelles-Hebrides, Etudes mélanésiennes, no 18-20, déc. 1963-déc. 1965, pp. 56-61. ↑
10 Régit les trois farea pour le moment, les deux autres titres principaux n'étant pas intronisés. Ne contredit pas la tradition de l'origine des MATAARI reçue à Panita de Tongoa. ↑
11 Le titulaire serait désigné en conformité avec une particularité non spécifée, à la naissance. ↑
12 Son prédécesseur, décédé, était nommé Bilifay. ↑
14 A succédé au titulaire mort au combat au moment de la christianisation; son obligation de nst. vis-à-vis de TALIE MIALA est resté en vigeur jusqu'à la mort du précédent titulaire de ce titre. ↑
15 Land sold in former times for 40 £ to Kate MILNE, the youngest daughter of the first presbyterian missionary, who was married to Reverend ANDERSON: property Smith (lot no 137 of 25 ha). Information gathered by Bernard HERBERT. ↑
16 Custom owner of the land situated inland between Ebule and Pao, by act marriage to a woman from Wiana, hence the sons were given the title of MASAY and MWASOE MANU. Having become a widow, she sent MASOE MANU to Mau, and her line received the inheritance/heritage of that of extinct/extinguished MASAY. At the start, MASAY had obtained this land contrary to the price of sacrificial pigs necessary at funeral ceremonies for a death. MARIMWASEY (≠ of MARIMWASEY TAMATE of Marow) shared these lands through his relationship with MASAY. MASOE PATI and MARIAATU are apparently from a maternal line. ↑
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